Prise de parole en public : pourquoi respirer est capital

RespirationLors d’une prise de parole en public, votre respiration est contagieuse. En bien, comme en mal !

Vous vous souvenez peut-être du petit Soupalognon y Crouton dans l’album Astérix en Hispanie ? Il fait craquer son entourage en retenant son souffle. Ses longues apnées stressent ses gardiens qui accèdent aux moindres caprices de ce tyran domestique. Il expérimente la puissance de la respiration. Pendant votre prise de parole cette respiration est un appui capital.

Bien respirer pour ne pas perdre ses moyens

Avant de commencer et en guise d’élan, il est fréquent de prendre une inspiration. Puis, vous finissez votre discours par une plus ou moins discrète expiration. ”Ouf, c’est fini ! 

Que se passe-t-il entre ces deux moments ? Vous évitez sans doute de ménager des pauses. Vous vous privez alors d’une ventilation efficace. Voyez ce qui se passe : en cas de mauvaise ventilation, même légère, votre corps organise la distribution de l’oxygène en fonction des urgences. Tenir debout et parler sont prioritaires. Les fonctions supérieures, comme la réflexion ou la mémoire ne le sont pas. D’où la peur (légitime !) d’oublier votre texte ou de perdre le fil.

Cette respiration inadaptée crée une sensation d’inconfort que votre public partage. Il perçoit que votre respiration est heurtée. Il s’interroge sur les raisons de votre stress, et la qualité de son écoute baisse.

D’habiles parades existent : lire ses notes, projeter des diapositives chargées de texte. Accélérer le débit pour arriver plus tôt à la fin du discours. Ou ne pas regarder votre public et éviter une interruption synonyme de ”trou de mémoire”. Ces parades apportent peu de confort et limitent vos capacités d’improvisation.

La clef d’un discours réussi : les silences pour mettre en valeur vos arguments

Voilà pourquoi les grands orateurs commencent par un silence. Ils marquent des pauses régulières quand ils s’expriment. Les poumons ont le temps de fonctionner. Leur corps et leur cerveau s’oxygènent. Ils ont ainsi les idées claires. Les pauses permettent à leur public d’intégrer ce qui vient d’être dit. Si vous respirez tranquillement, votre public se sent lui aussi détendu, et vos arguments font mouche. Inspirez-vous par exemple de Barack Obama dans ce discours de soutien (extrait) à l’investiture de Joe Biden.

Prenez votre temps, ralentissez. Faites des pauses. Plutôt que de viser au plus tôt la fin de votre discours, jouez avec le rythme et les silences. En fonction de l’effet que vous voulez produire sur votre public, c’est vous qui donnez le tempo. Vous en tirerez un bénéfice immédiat : l’attention soutenue du public.

François PILON, comédien, clown et consultant Pitch361, 13/09/2020. (Crédit photo : Freepik)

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Par: pitchcom

Date: 13 - 09 - 2020