Parler en public : micro or not micro ?

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Micro or not micro ?

Vous devez prendre la parole devant une assemblée et cette question se pose. La réponse est normande : parfois oui, parfois non ! Avant de prendre cette décision shakespearienne, étudiez le contexte, la configuration des lieux et… votre ressenti.

 

 

Parler sans micro

Se saisir d’un micro dans une intervention publique ne se justifie pas toujours. Par exemple, dans une salle de réunion qui accueille quelques dizaines de personnes, cet équipement est superflu. Aucun professeur d’école ne fait cours avec.
Parler fort et clair, de sorte que les derniers rangs vous entendent distinctement, suffit. Ce conseil est valable même dans les grandes salles ou les amphithéâtres. Regardez les acteurs de théâtre : à moins de se produire dans un stade -ce qui est rare- ils s’en passent !

J’ai retenu le conseil d’un enseignant du Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris . En effet, il disait aux élèves « Parlez fort… vous ne serez jamais totalement mauvais ». Cela vaut dans le cadre d’une prise de parole. Alors, si vous le “sentez” bien, faites sans. Vous vous supprimerez une contrainte.

Quand le micro est-il vraiment indispensable ?

Néanmoins, l’utilisation du micro s’impose dans plusieurs cas.

– Si la salle est grande ou acoustiquement désastreuse (faites un test auparavant!). Il est alors nécessaire de vous équiper pour ne pas vous égosiller.

– Si votre intervention fait l’objet d’une captation retransmise en direct dans des salles voisines ou via visio-conférence.

– Dernier cas : si votre prestation doit être enregistrée, le micro est indispensable.

7 conseils pour devenir un speaker audible

1 – La première recommandation coule de source : entraînez-vous ! Une voix amplifiée sonne différemment, surtout à sa propre oreille. Il vous faudra un certain temps pour vous habituer.

2 – Parlez normalement : inutile de forcer sur votre voix. Le micro révèle un charisme insoupçonné, même chez les personnes timides.

3 – Conseil de bon sens et de bonne éducation : évitez de boire, tousser ou éternuer dans votre micro ouvert.

4 –  Evitez les grands gestes. En effet, dès que le micro n’est plus en face de votre bouche, l’assistance ne vous entend plus.

5 – Le micro-cravate qui se fixe sur une veste ou sous une chemise a l’avantage, lui, de vous laisser libre de vos mouvements. En revanche, impossible de le prêter, pour une question par exemple (à moins de vous déshabiller 😊). Même remarque pour le serre-tête, celui qu’on voit dans les comédies musicales ou les conférences TEDX.

6 – Le micro col de cygne, qui siège souvent dans les conseils d’administration, autorise, quant à lui, les gestuelles un peu exubérantes. En revanche, il interdit les déplacements puisqu’il est fixe.

7 – Enfin, quel que soit le micro, ne vous approchez pas des enceintes. Vous risqueriez de gêner votre public avec le célèbre effet Larsen.

Patrick LEBRETON, journaliste et consultant pour Pitch361. (crédit photo : Freepik)

 

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Par: pitchcom

Date: 13 - 12 - 2020