Interview : 4 conseils pour se sortir de questions difficiles

Répondre à une interview ne signifie pas nécessairement s’aventurer en terrain miné ou hostile. Dans 99% des cas, tout va bien se passer. Il arrive toutefois que l’on puisse être désarçonné par certaines questions, même si l’on est parfaitement préparé. Voici donc quatre conseils pour conserver, en toutes circonstances, la maîtrise de votre message et de vos réponses.

 

1/ L’opinion personnelle

Ne jamais donner son opinion personnelle… C’est une règle de base d’une interview réussie. Même si elle s’avère parfois compliquée à appliquer. Si l’on vous demande votre avis sur une décision prise par votre entreprise, commencez par préciser dans votre réponse que vous parlez au nom de l’entreprise. Utilisez ensuite dans toutes vos phrases la 1ère personne du pluriel : l’usage du “nous” vous aidera, surtout si vos opinions divergent de celles de votre société, à bien rester dans la ligne du message stratégique.

2/ La question hors sujet

En toute honnêteté, c’est un peu le grand classique de l’interview. Vous vous êtes préparé sur le sujet prévu et soudain le journaliste vous questionne sur un autre thème. Souvent, il a un lien direct avec l’actualité. Si vous êtes bien préparé, vous avez dû balayer les thèmes connexes que vous pourriez être amené à commenter. La question ne vous prend donc pas au dépourvu. Si c’est le cas, plutôt que de perdre pied, vous pouvez poliment refuser de répondre : expliquez que vous êtes là pour vous exprimer sur un thème précis et que la question est donc hors-sujet.

3/ La paraphrase de tous les dangers

Attention au piège ! Pour résumer vos propos, le journaliste peut les reprendre, afin d’étayer sa question suivante, et utiliser alors des mots, des expressions ou des paraphrases qui vont les déformer. Qu’il le fasse par maladresse ou intentionnellement, n’hésitez pas à le corriger. Toujours avec tact et sans animosité, répétez vos propos une seconde fois, afin d’être sûr que votre message soit bien compris et non déformé.

4/La critique facile

C’est de bonne guerre ! Les journalistes sont souvent à l’affût d’une petite phrase perfide que vous pourriez vous laisser aller à prononcer et qui signerait l’acte de naissance d’une jolie polémique et donc d’un bon buzz. On pourrait vous demander par exemple de commenter, voire de critiquer, une décision prise par un concurrent. N’hésitez pas à décliner cette tentante mais dangereuse invitation en arguant que vous laissez justement le soin à ce concurrent de répondre et réorientez la discussion vers votre compagnie et votre message.

Claire RAYNAUD, journaliste, consultante pour Pitch361. 08/11/2020 (crédit photo : Pixabay)

 

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Par: pitchcom

Date: 08 - 11 - 2020